Champollion

 

Portrait de Jean François Champollion, gravure d'Eugène Champollion

Jean-François Champollion, le déchiffreur des hiéroglyphes, est né à Figeac en 1790.

Jacques Champollion, colporteur-libraire originaire du Dauphiné, arrive à Figeac vers 1770. Il y ouvre une librairie et épouse une jeune fille de la ville. On imagine facilement le jeune Jean-François lisant le Courrier d’Égypte au fond de la boutique de son père alors que l’école de Figeac a dû fermer ses portes. Il a 10 ans lorsque son frère aîné l’emmène avec lui à Grenoble et se charge de son éducation. Passionné par l’Antiquité et encouragé par son frère Jacques-Joseph, il étudie avec avidité les langues et les écritures anciennes.

Dès 17 ans, partageant son temps entre le Collège de France et l’École des Langues Orientales, il travaille sur l’inscription de Rosette et dépouille des centaines de documents ; il bute sur la nature même des signes et le rapport entre les trois écritures égyptiennes. Il persévère dans une recherche jalonnée d’hypothèses, de remises en question et d’intuitions géniales, jusqu’à pouvoir s’écrier le 14 septembre 1822 : « Je tiens l’affaire » ! Il vient de comprendre que l’écriture des hiéroglyphes relève d’un système complexe, « un mélange de signes figuratifs, symboliques et phonétiques ».

« Je tiens l’affaire »

Traité de « charlatan » par les uns, Champollion est admiré par les autres.
Wilhelm Von Humboldt : « C’est admirable et une des découvertes les plus curieuses que l’on ait faite de son temps » ; le futur roi Louis-Philippe : « (Cette) brillante découverte (…) est honorable non seulement pour le savant qui l’a faite, mais pour la Nation ».

Grandes dates de la vie de Champollion :

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Bibliographie

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